La perte des poils des sourcils (alopécie) et des cils (madarose) a de nombreuses causes : pelade auto-immune, thyroïde, carences, dermatite, stress, épilation excessive, chimiothérapie, vieillissement, cicatrices. Beaucoup sont réversibles ; la greffe de sourcils n’est indiquée que si les follicules sont détruits et la maladie stabilisée.
Cette page explique les causes, le diagnostic, les traitements médicaux, le maquillage et la dermopigmentation, la greffe de sourcils, ses limites et ses risques, le prix et le remboursement.

Qu’est-ce que l’alopécie des sourcils et des cils et à partir de quand en parle-t-on ?
La perte des poils des sourcils, ou alopécie des sourcils, est un phénomène assez courant. On parle de madarose lorsque la perte touche les sourcils et les cils. Elle peut être partielle, avec des sourcils clairsemés ou un tiers externe qui disparaît, ou complète. Elle peut être due à un certain nombre de raisons, qui vont des changements hormonaux ou des carences nutritionnelles à une infection, une affection de la peau, le stress, l’épilation excessive, un traitement, ou même un système immunitaire qui attaque les follicules pileux. Le traitement dépend donc entièrement de la cause, et il existe des solutions dans la plupart des cas.
Les sourcils et les cils ont une fonction de protection (sueur, poussière, lumière) et d’expression : ils encadrent le regard et participent à la communication non verbale. Leur perte a un retentissement esthétique et psychologique souvent sous-estimé, particulièrement chez les personnes qui perdent aussi les cheveux ou qui traversent une maladie. Il ne faut pas banaliser cette perte, ni attendre trop longtemps pour consulter lorsqu’elle est inexpliquée : elle peut être le premier signe d’une maladie générale, thyroïdienne, auto-immune ou cutanée.
Cette page présente les causes de l’alopécie des sourcils et des cils, la façon de les reconnaître, le diagnostic, les traitements médicaux, le maquillage et la dermopigmentation, la greffe de sourcils, ses limites et ses risques, le prix et le remboursement. Elle s’appuie sur les recommandations des sociétés savantes de dermatologie et des autorités de santé, ainsi que sur les informations communiquées par Aram Clinic. Elle ne remplace pas l’examen d’un dermatologue.
Comment sont constitués les sourcils et les cils et quel est leur cycle de pousse ?
Les sourcils comptent environ 250 à 500 poils par sourcil, plus courts, plus épais et plus raides que les cheveux, avec une durée de vie courte, de l’ordre de deux à quatre mois, et un renouvellement continu. Les cils, au nombre de 100 à 150 à la paupière supérieure et de 50 à 100 à l’inférieure, ont un cycle de six à huit semaines. Chaque poil passe par trois phases : une phase de croissance (anagène), très courte pour les sourcils et les cils, une phase de transition (catagène) et une phase de repos (télogène) suivie de la chute et de la repousse. Leur croissance est limitée à quelques millimètres, ce qui explique qu’ils restent courts.
Ce cycle court a deux conséquences. Les poils des sourcils et des cils réagissent vite aux perturbations : un stress, une maladie, une carence, une chimiothérapie. Et, inversement, ils repoussent assez vite si le follicule n’est pas détruit, en trois à six mois. Lorsque le follicule est détruit (cicatrice, maladie inflammatoire, épilations répétées), la perte devient définitive. Cette distinction entre perte réversible et perte définitive guide le traitement : on traite d’abord la cause pour permettre la repousse, et on envisage une greffe seulement si les follicules ne repoussent pas.
Sourcils clairsemés, perte du tiers externe ou perte complète : quelles différences ?
| Situation | Aspect | Orientation fréquente |
|---|---|---|
| Sourcils naturellement clairsemés | Poils fins et peu nombreux depuis toujours, symétriques. | Variante normale, génétique ; maquillage, soins ; greffe si souhaitée. |
| Perte du tiers externe (queue du sourcil) | Partie externe éclaircie, parfois chez les deux sourcils. | Vieillissement le plus souvent ; vérifier la thyroïde ; épilation excessive. |
| Perte en plaques rondes | Zones sans poils, bien limitées, peau lisse. | Pelade (alopécie en plaques). |
| Perte progressive avec peau rouge ou squameuse | Poils clairsemés, peau inflammatoire. | Dermatite, eczéma, psoriasis, infection. |
| Perte complète et brutale | Sourcils (et parfois cils) qui tombent en quelques semaines. | Pelade étendue, chimiothérapie, maladie générale, effluvium télogène. |
| Perte avec peau lisse et brillante, front reculé | Sourcils qui disparaissent avec une ligne frontale qui recule. | Alopécie frontale fibrosante, lichen plan pilaire (surtout après la ménopause). |
Ce tableau donne des repères, non un diagnostic. La perte du tiers externe des sourcils, appelée signe de Hertoghe, est classiquement associée à l’hypothyroïdie, mais elle est aussi très fréquente chez des personnes en parfaite santé, avec l’âge et l’épilation, ce qui la rend peu spécifique. Le médecin examine la peau, recherche d’autres signes et prescrit des examens si besoin.
Quelles sont les causes de l’alopécie des sourcils ?
Les causes spécifiques de la perte des poils des sourcils sont nombreuses :
- Maladie auto-immune (pelade) : la même maladie qui touche le cuir chevelu peut attaquer les follicules des sourcils.
- Carences nutritionnelles : fer, zinc, vitamine D, vitamine B12, protéines, acides gras essentiels, en cas de carence avérée.
- Maladies de la peau : dermatite séborrhéique, eczéma, psoriasis, qui perturbent la pousse.
- Maladies thyroïdiennes : hypothyroïdie ou hyperthyroïdie.
- Stress ou choc émotionnel : facteur déclenchant d’une pelade ou d’un effluvium télogène.
- Effluvium télogène : perte temporaire et diffuse après un stress, une maladie, un régime, un accouchement, un changement hormonal.
- Épilation excessive, microblading, tatouage : traumatisme répété du follicule.
- Tissu cicatriciel : traumatisme, brûlure chimique ou thermique, maladies inflammatoires qui détruisent le follicule.
- Chimiothérapie et radiothérapie : effet toxique sur les cellules qui se divisent vite, dont celles des poils.
- Vieillissement : éclaircissement progressif, surtout du tiers externe, après 40 ans.
- Médicaments : certains rétinoïdes, anticoagulants, bêta-bloquants, antiépileptiques et autres.
- Alopécies cicatricielles : alopécie frontale fibrosante, lichen plan pilaire, lupus.
Plusieurs causes peuvent coexister. Le médecin cherche d’abord les causes réversibles, car leur traitement permet la repousse sans recourir à la chirurgie.
Pelade des sourcils et des cils : comment la reconnaître et comment évolue-t-elle ?
La même maladie auto-immune qui est souvent responsable de la perte de cheveux du cuir chevelu peut aussi affecter les sourcils et les cils : c’est la pelade, ou alopécie areata. Le système immunitaire cible et attaque les follicules pileux des sourcils, ralentissant ou arrêtant la production de poils et causant l’alopécie. Elle se manifeste par une perte soudaine, en quelques jours ou semaines, de poils des sourcils, parfois par plaques rondes, parfois sur tout le sourcil, avec une peau d’aspect normal, lisse. Elle peut toucher un seul sourcil ou les deux, accompagner une pelade du cuir chevelu ou de la barbe, ou rester isolée.
Les follicules ne sont pas détruits : à un moment donné, l’attaque immunitaire s’arrête, et les poils peuvent repousser, parfois en quelques mois, parfois plus tard, avec des poils blancs au début. La maladie peut récidiver. Elle n’est pas contagieuse. Les traitements sont ceux de la pelade : dermocorticoïdes, infiltrations de corticoïdes, immunothérapie, et des médicaments plus récents pour les formes sévères. Les articles sur la pelade de la barbe et la page sur les trous dans la barbe détaillent ces options, valables aussi pour les sourcils. La page sur la chute des cheveux présente l’ensemble de ces affections.
Alopécie frontale fibrosante et lichen plan pilaire : pourquoi les sourcils disparaissent-ils après la ménopause ?
Chez certaines femmes, surtout après la ménopause, les sourcils disparaissent progressivement et de façon définitive, avec un recul de la ligne des cheveux sur le front. C’est le signe d’une alopécie frontale fibrosante, une forme d’alopécie cicatricielle apparentée au lichen plan pilaire : une inflammation autour du follicule le détruit et le remplace par du tissu cicatriciel. La peau du front est lisse et brillante, sans orifices de poils visibles, parfois avec de petites papules ou des démangeaisons. La perte des sourcils peut précéder ou accompagner la perte des cheveux. Elle touche aussi, plus rarement, les hommes.
Il est important de consulter tôt, car le traitement vise à stopper l’inflammation et à limiter la perte : dermocorticoïdes, inhibiteurs de la 5-alpha-réductase, anti-inflammatoires, selon l’avis du dermatologue. Les poils perdus ne repoussent pas, mais la progression peut être ralentie. Une greffe de sourcils n’est envisagée qu’une fois la maladie stabilisée depuis de longs mois, car l’inflammation active détruit les greffons. Une consultation en dermatologie, avec une biopsie si besoin, est indispensable avant toute décision esthétique.
Thyroïde et perte du tiers externe des sourcils : mythe ou réalité ?
Les maladies thyroïdiennes sont une cause connue de perte de poils. La glande thyroïde, située à l’avant du cou, produit des hormones qui régulent le métabolisme. Lorsqu’elle en produit trop (hyperthyroïdie) ou pas assez (hypothyroïdie), les processus normaux de l’organisme, dont la croissance des poils, peuvent être perturbés : les cheveux et les poils deviennent plus fins, plus secs, plus cassants, et ils peuvent tomber. La perte du tiers externe des sourcils est classiquement associée à l’hypothyroïdie, mais elle n’est pas spécifique : elle est aussi très fréquente chez des personnes dont la thyroïde est normale, et elle s’explique alors par l’âge, l’épilation ou les cosmétiques.
Ce lien justifie de rechercher un trouble thyroïdien devant une perte de sourcils associée à d’autres signes : fatigue, frilosité, prise de poids, peau sèche, constipation, ralentissement (hypothyroïdie) ; nervosité, perte de poids, palpitations, tremblements, chaleur (hyperthyroïdie). Un simple dosage sanguin de la TSH permet de faire le diagnostic. Le traitement de la thyroïde, lorsqu’il est nécessaire, peut permettre la repousse des poils en quelques mois. Il ne faut pas en revanche attribuer systématiquement une perte du tiers externe à la thyroïde : un bilan sanguin en précise l’intérêt.
Carences nutritionnelles : quelles vitamines et quels minéraux comptent vraiment pour les sourcils ?
Le corps a besoin d’un régime alimentaire sain, assurant l’équilibre entre glucides, protéines, lipides, acides aminés, vitamines et minéraux. Certains de ces nutriments assurent ou influencent la croissance des poils : leur absence peut entraîner une perte, y compris au niveau des sourcils. Les carences les mieux associées à la chute de poils sont celles en fer (avec une ferritine basse), en zinc, en vitamine D, en vitamine B12, en protéines et, plus rarement, en acides gras essentiels. Elles se voient surtout dans les régimes très restrictifs, les troubles du comportement alimentaire, les régimes végétaliens non supplémentés, les maladies digestives ou après une chirurgie de l’obésité.
Certaines affirmations courantes sont à nuancer : un déficit en vitamines C ou E est rare dans les pays développés, et un apport en cystéine ou en oméga-3 supplémentaires n’a pas d’effet démontré sur les sourcils en l’absence de carence. Prendre des compléments sans raison ne fait pas repousser les poils, et un excès de certains (vitamine A, sélénium, zinc) peut au contraire provoquer une chute. La biotine, très en vogue, n’a pas d’efficacité démontrée en l’absence de carence et peut fausser des dosages sanguins. Une prise de sang, plutôt qu’un complément pris au hasard, permet de savoir s’il y a une carence à corriger.
Dermatite, eczéma, psoriasis et blépharite : comment ces maladies de la peau font-elles tomber les poils ?
Les affections de la peau comme l’eczéma, le psoriasis ou la dermatite séborrhéique peuvent nuire à la bonne croissance des poils des sourcils. Tout type de dermatite peut empêcher les follicules de pousser normalement : l’inflammation, les démangeaisons, le grattage, les squames et les traitements agressifs fragilisent le poil. La dermatite séborrhéique, très fréquente au niveau des sourcils, provoque des squames grasses et des rougeurs, parfois une raréfaction des poils. Au niveau des cils, la blépharite, inflammation du bord de la paupière, souvent liée à un excès de bactéries ou à un parasite appelé Demodex, fait tomber les cils, laisse des croûtes à leur base et provoque des démangeaisons et des yeux rouges.
Le traitement est celui de la maladie : soins de peau adaptés, antifongiques ou anti-inflammatoires locaux pour la dermatite séborrhéique, hygiène palpébrale (lingettes, nettoyants doux, compresses chaudes) et traitement anti-Demodex pour la blépharite, prise en charge de l’eczéma ou du psoriasis. Dès que l’inflammation est contrôlée, les poils peuvent repousser si les follicules ne sont pas détruits. Il faut éviter de gratter, de frotter et d’appliquer des produits irritants sur une peau fragilisée.
Stress, anxiété et événement traumatisant : sont-ils la cause principale de l’alopécie des sourcils ?
Le stress est souvent cité comme cause de la perte des poils. Si vous avez récemment vécu un événement traumatisant ou un changement de mode de vie majeur, cela peut être en cause. Mais la formule selon laquelle les problèmes psychologiques seraient la cause principale de l’alopécie des sourcils est exagérée. Un stress intense peut déclencher un effluvium télogène, une chute temporaire de poils quelques semaines à trois mois après l’événement, ou favoriser une poussée de pelade chez une personne prédisposée. Il n’est pas, à lui seul, la cause de la plupart des alopécies, qui reposent sur des mécanismes immunitaires, hormonaux, inflammatoires ou mécaniques.
Certains troubles psychologiques peuvent aussi conduire à des gestes qui détruisent les poils, comme la trichotillomanie, c’est-à-dire l’arrachage compulsif des poils des sourcils ou des cils, qui relève d’une prise en charge psychologique et comportementale. À l’inverse, perdre ses sourcils est lui-même une source de stress, de honte et d’isolement. Le soutien d’un psychologue peut être utile, en plus du traitement dermatologique. Si l’anxiété, une humeur dépressive ou des gestes compulsifs vous préoccupent, parlez-en à un professionnel de santé.
Qu’est-ce que l’effluvium télogène et pourquoi provoque-t-il une chute temporaire mais spectaculaire ?
L’effluvium télogène est une perte de poils temporaire, mais parfois spectaculaire, qui se produit lorsque le cycle normal de croissance est interrompu : un grand nombre de poils passent en même temps en phase de repos, puis tombent trois mois environ après le facteur déclenchant. Il peut être dû à un stress physique ou psychique, à une fièvre, à une infection, à une opération, à un accouchement, à un régime restrictif, à une carence, à un changement dans l’alimentation, à des médicaments ou à des changements hormonaux. Il touche surtout le cuir chevelu, mais il peut aussi affecter les sourcils et les cils, avec un éclaircissement diffus plutôt que des plaques.
- Stress physique ou psychique intense : choc émotionnel, deuil, surmenage.
- Fièvre, infection, intervention chirurgicale : épisode médical aigu.
- Accouchement : chute fréquente deux à quatre mois après.
- Régime très restrictif ou perte de poids rapide : apports insuffisants.
- Médicaments et changements hormonaux : début ou arrêt d’une contraception, par exemple.
La bonne nouvelle est que, le facteur déclenchant disparu, la repousse se fait généralement en trois à six mois, sans traitement spécifique : il faut corriger la cause, dormir, bien manger et patienter. Une chute qui dure plus de six mois, qui s’aggrave ou qui s’associe à d’autres symptômes justifie un bilan : prise de sang pour rechercher une carence ou une maladie, avis dermatologique. La distinction avec une alopécie définitive est importante, car elle évite des traitements inutiles et de l’inquiétude.
Épilation excessive, microblading, extensions de cils : quand les gestes de beauté abîment-ils les poils ?
L’épilation excessive crée un traumatisme mineur du follicule, répété à chaque arrachage : à force, le follicule peut s’affaiblir, produire des poils plus fins ou cesser de pousser, ce qui explique que des sourcils très épilés dans la jeunesse ne repoussent pas toujours. Le risque est plus grand avec l’arrachage à la pince et à la cire qu’avec la découpe. Les sourcils clairsemés après des années de pince sont l’une des situations les plus fréquentes, et un temps de repos de plusieurs mois peut suffire à une repousse partielle, sans garantie. Les techniques d’épilation permanente (laser, lumière pulsée) ne doivent pas être utilisées sur les sourcils sans une indication précise.
Le microblading ou le tatouage des sourcils, mal réalisés, peuvent provoquer des cicatrices, des infections ou des réactions inflammatoires qui abîment les follicules. Les extensions de cils, collées sur les cils naturels, exercent une traction qui peut les faire tomber, et la colle peut provoquer des allergies et des blépharites ; une pose trop lourde ou trop fréquente favorise la perte. Les produits de coloration ou de permanente des cils exposent aux irritations. Des gestes simples limitent les dégâts : espacer les épilations, privilégier un professionnel formé, éviter les extensions trop lourdes, retirer délicatement les produits et laisser les cils au repos.
Chimiothérapie, radiothérapie et médicaments : pourquoi les sourcils et les cils tombent-ils et repoussent-ils ?
La chimiothérapie est conçue pour affecter toutes les cellules qui se divisent rapidement, y compris celles des follicules pileux : elle peut donc s’attaquer au follicule et provoquer la perte des cheveux, des sourcils et des cils. Certaines molécules, comme les taxanes, sont particulièrement associées à une perte des sourcils et des cils, parfois plus tardive et durable. La perte survient en général deux à quatre semaines après le début du traitement, et elle est le plus souvent réversible : les poils repoussent de trois à six mois après la fin du traitement, parfois avec une couleur ou une texture modifiées au début. La radiothérapie de la région du visage peut provoquer une perte définitive si le follicule est détruit.
D’autres médicaments peuvent entraîner une perte de poils : certains rétinoïdes, anticoagulants, bêta-bloquants, antiépileptiques, traitements hormonaux, immunosuppresseurs et traitements ciblés du cancer. Le médecin évalue si le médicament est en cause, et il ne faut jamais l’arrêter de soi-même. Pendant et après une chimiothérapie, des solutions de camouflage (maquillage, dermopigmentation temporaire) et de soins (hygiène des paupières, hydratation) aident à passer la période. Parlez-en à votre équipe soignante, qui peut vous orienter vers des soins de support, souvent proposés par les centres de cancérologie.
Cicatrices, brûlures, traumatismes et infections : quelles pertes de sourcils sont définitives ?
La perte des sourcils peut être le résultat d’un traumatisme, de brûlures chimiques ou thermiques, de chirurgies ou de maladies de la peau qui détruisent les follicules : lorsque le follicule est remplacé par du tissu cicatriciel, le poil ne repousse pas. Les zones concernées sont lisses, parfois brillantes, sans orifices de poils visibles. Certaines affections inflammatoires de la peau, comme le lupus, la sclérodermie localisée ou le lichen plan pilaire, impliquent un système immunitaire qui attaque les tissus et induit la formation de cicatrices. Une cicatrice de chirurgie de la paupière ou du front peut aussi interrompre la zone de pousse.
Certaines infections peuvent atteindre les sourcils : des infections fongiques ou bactériennes de la peau, la syphilis secondaire (avec des plaques « mitées » de perte de poils), la lèpre, première cause mondiale de madarose dans certaines régions, qui touche surtout la partie externe des sourcils et les cils, et le zona ophtalmique. Elles se diagnostiquent par l’examen et des prélèvements, et se traitent par des médicaments spécifiques. Lorsque la perte est définitive, la greffe de sourcils est possible après stabilisation de la cause, comme le décrit la page sur la greffe de sourcils.
Pourquoi les sourcils s’éclaircissent-ils avec l’âge et à la ménopause ?
En général, à partir de la quarantaine, alors que les niveaux d’œstrogènes chez les femmes et de testostérone chez les hommes diminuent, les deux sexes peuvent commencer à ressentir un amincissement des poils sur le cuir chevelu et au niveau des sourcils. Les follicules produisent des poils plus fins, plus clairs et moins nombreux, avec un cycle raccourci, et la partie externe des sourcils s’éclaircit en premier. À la ménopause, la chute des œstrogènes accentue cet amincissement ; chez l’homme, des poils plus longs et plus épais apparaissent paradoxalement sur certaines parties des sourcils. Le sourcil descend aussi avec l’âge, ce qui modifie son aspect.
Cet éclaircissement est normal, et il n’exige aucun traitement médical. Il peut cependant gêner par l’effet sur le regard, et plusieurs solutions existent : maquillage, dermopigmentation, soins, greffe. La page sur les paupières tombantes et celle sur les rides présentent d’autres aspects du vieillissement du regard. Une consultation est utile en cas de perte rapide, de signes associés (fatigue, peau sèche, prise de poids) ou d’antécédents familiaux d’alopécie cicatricielle.

La chute des cils (madarose) : quelles causes particulières et que faire ?
Les cils tombent pour certaines des causes évoquées pour les sourcils, avec des particularités. La blépharite, inflammation du bord de la paupière, est l’une des causes les plus fréquentes, souvent liée à Demodex ou à des bactéries. Les extensions de cils, le maquillage mal retiré, les curleurs et les produits irritants fragilisent les cils. Les allergies de contact, l’eczéma des paupières, la pelade, les traitements (chimiothérapie, certains collyres), les maladies thyroïdiennes, les carences et le vieillissement peuvent aussi en provoquer la chute. La trichotillomanie conduit à l’arrachage des cils. Une perte brutale, associée à des yeux rouges, douloureux ou à une baisse de vision, nécessite un examen ophtalmologique.
La conduite à tenir commence par l’hygiène des paupières, l’arrêt des produits et gestes irritants (extensions, mascara waterproof difficile à enlever), un examen ophtalmologique et le traitement de la cause. Certains collyres à base d’analogues de prostaglandines, utilisés dans le glaucome, allongent et épaississent les cils comme effet secondaire, et un produit à base de bimatoprost est autorisé dans certains pays pour l’hypotrichose des cils ; il se prescrit sur avis médical, avec des effets indésirables possibles (irritation, pigmentation de la paupière, voire de l’iris). Les sérums vendus sans prescription ont des résultats modestes. La greffe de cils est une chirurgie très spécialisée et rare.
Quand faut-il consulter pour une perte de sourcils ou de cils ?
Une consultation est recommandée dans plusieurs situations. Certains signes imposent un avis rapide :
- Perte brutale des sourcils ou des cils, en quelques semaines : possible pelade, maladie générale ou effluvium télogène.
- Perte associée à une fatigue, une frilosité, une prise de poids, une peau sèche : possible trouble de la thyroïde.
- Peau du front lisse et brillante, ligne des cheveux qui recule, chez une femme ménopausée : possible alopécie frontale fibrosante.
- Peau rouge, squameuse, croûteuse, avec démangeaisons : possible dermatite, eczéma, psoriasis ou infection.
- Perte des cils avec des yeux rouges, douloureux ou une baisse de la vue : avis ophtalmologique.
- Perte associée à une plaque, un nodule ou une lésion qui ne guérit pas : avis dermatologique pour écarter une tumeur.
- Perte après un nouveau médicament : en parler au médecin prescripteur.
Une perte lente, symétrique et modérée du tiers externe chez une personne de plus de 40 ans, sans autre signe, est le plus souvent liée à l’âge ou à l’épilation, et elle ne demande pas de bilan approfondi. En cas de doute, un avis dermatologique rassure et évite des dépenses inutiles.

Comment pose-t-on le diagnostic d’une alopécie des sourcils : examen, dermoscopie, bilan sanguin et biopsie ?
Une fois que le médecin a diagnostiqué la cause de l’alopécie, il recommande le traitement le plus approprié pour restaurer les sourcils. Le diagnostic commence par l’interrogatoire (date et mode de début, antécédents, médicaments, gestes de beauté, signes généraux, antécédents familiaux) et l’examen de la peau et des poils. La dermoscopie, ou trichoscopie, permet d’observer à la loupe les orifices des poils : des poils en point d’exclamation et des points jaunes évoquent une pelade, l’absence d’orifices une alopécie cicatricielle, des squames une dermatite ou une infection.
Selon les cas, des examens complémentaires sont demandés : analyses de sang (numération, ferritine, zinc, vitamine D, B12, thyroïde, bilan auto-immun, sérologies), prélèvements de la peau pour un examen mycologique, et, plus rarement, une biopsie, indispensable en cas de suspicion d’alopécie cicatricielle. Ces examens sont faits avant tout traitement, et surtout avant toute décision de greffe : opérer sans diagnostic expose à un échec. Conservez le dossier et les photographies pour le suivi.
Comment récupérer ses sourcils et par où commencer ?
Le premier principe est de traiter la cause lorsqu’elle est identifiée. Une carence se corrige, une thyroïde se traite par un traitement hormonal, une dermatite par des soins adaptés, une infection par un antifongique ou un antibiotique, une pelade par des dermocorticoïdes, des infiltrations ou d’autres traitements, une blépharite par l’hygiène palpébrale, une épilation excessive par l’arrêt de l’arrachage. Les médicaments en cause sont réévalués avec le médecin. Dans l’effluvium télogène, la repousse se fait seule après la disparition de la cause. Lorsque la cause est traitée, les poils repoussent en général en trois à six mois, avec un résultat variable.
- Carence en fer, en zinc, en vitamine D ou B12 : correction par l’alimentation ou une supplémentation sur bilan.
- Trouble de la thyroïde : traitement hormonal adapté, avec contrôle de la TSH.
- Dermatite, eczéma, psoriasis : soins de peau et anti-inflammatoires locaux.
- Infection fongique ou bactérienne : antifongique ou antibiotique après prélèvement.
- Pelade : dermocorticoïdes, infiltrations ou autres traitements spécialisés.
- Épilation excessive : arrêt de l’arrachage pendant plusieurs mois.
- Blépharite : hygiène des paupières et traitement anti-Demodex.
Si les follicules sont détruits, par une cicatrice, une alopécie cicatricielle ou une épilation répétée prolongée, la repousse n’est pas possible, et des solutions de restauration sont envisagées : maquillage, dermopigmentation, greffe de sourcils. L’une des options les plus efficaces est la greffe de sourcils. Semblable à la restauration des cheveux du cuir chevelu, cette procédure implique l’extraction de follicules pileux du cuir chevelu et leur déplacement dans la zone clairsemée des sourcils. Elle n’est envisagée qu’une fois la cause traitée et la maladie stabilisée.
Sérums, minoxidil, huile de ricin, compléments et PRP : que valent-ils pour faire repousser les sourcils ?
Les recherches sur les solutions naturelles pour les sourcils clairsemés, l’huile de ricin et les sérums de repousse sont fréquentes. L’huile de ricin et les huiles végétales hydratent et assouplissent les poils, ce qui peut les rendre plus brillants et moins cassants, mais elles ne font pas repousser de poils sur des follicules inactifs : les témoignages enthousiastes reflètent souvent une repousse spontanée ou un effet cosmétique. Les sérums de croissance vendus sans prescription ont des résultats modestes, parfois irritants, et certains contiennent des analogues de prostaglandines non autorisés pour cet usage. Le minoxidil local est parfois utilisé hors autorisation, avec un effet inconstant et un risque d’irritation de la zone.
Le plasma riche en plaquettes (PRP), les exosomes (présentés dans l’article sur les exosomes pour le visage et les cheveux), la mésothérapie et la microneedling sont proposés pour stimuler les follicules : les preuves sont limitées, surtout pour les sourcils. Les compléments alimentaires n’agissent qu’en cas de carence. Les traitements doivent être choisis sur avis médical, après diagnostic, et il faut se méfier des promesses de repousse garantie ou de produits chers. La greffe reste la seule solution durable lorsque le follicule est détruit.
Maquillage, teinture, microblading et dermopigmentation : comment masquer des sourcils clairsemés en attendant ?
Le maquillage est la solution immédiate et sans risque pour des sourcils clairsemés. Un crayon ou une poudre à sourcils d’une teinte proche de celle des poils, appliqués par petits traits dans le sens de la pousse, comblent les vides et redessinent la forme ; un gel fixateur maintient le résultat. Pour des sourcils blonds ou très clairs, une teinture légère donne de la densité visuelle. Il vaut mieux éviter les traits trop marqués et les formes trop épaisses, qui paraissent artificielles. Des conseils d’un professionnel permettent de choisir la forme adaptée au visage.
Le microblading, qui trace de fins traits de pigment sous la peau, et la dermopigmentation (micropigmentation) offrent un effet semi-permanent pendant un à trois ans. Ils conviennent aux sourcils clairsemés ou absents, y compris après une chimiothérapie. Ils doivent être réalisés par un professionnel formé, avec du matériel stérile et des pigments autorisés : les risques sont les infections, les allergies, un virage de la couleur (vers le bleu, le gris ou le rouge) et un résultat irrégulier. Ils ne sont pas recommandés en cas de pelade active, de dermatite ou d’infection, ni sur une peau inflammatoire. Ils peuvent compliquer, ensuite, une greffe de sourcils, qui doit être planifiée avec le chirurgien.
Greffe de sourcils : pour qui est-elle indiquée et comment fonctionne-t-elle ?
La greffe de sourcils est la solution durable lorsque les follicules sont détruits ou absents : alopécie cicatricielle stabilisée, séquelles de brûlure ou de traumatisme, suites d’épilation excessive, sourcils très clairsemés d’origine génétique, perte du tiers externe, ou souhait de redessiner un sourcil. La page sur la greffe de sourcils présente cette intervention. Le principe est celui de la greffe de cheveux : des follicules sont prélevés sur le cuir chevelu, le plus souvent derrière l’oreille ou à la nuque, puis implantés un à un dans la zone du sourcil, avec un angle et une direction qui imitent la pousse naturelle.
Elle ne convient pas à une pelade active, à une alopécie frontale fibrosante non stabilisée ni à une dermatite non contrôlée. Elle n’est pas non plus la solution d’une perte temporaire, comme un effluvium télogène ou une chimiothérapie. Un bilan dermatologique préalable est indispensable. Le chirurgien explique les limites : nombre de greffons, densité atteignable, caractéristiques du poil greffé, résultat à un an. Les pages sur la greffe de cheveux et la greffe de barbe présentent les techniques voisines.
Comment se déroule une greffe de sourcils : dessin, anesthésie, FUE et durée ?
La chirurgie des sourcils dure généralement entre deux et trois heures, en fonction du nombre d’unités folliculaires qui seront greffées, souvent de 150 à 400 par sourcil. Elle est réalisée sous anesthésie locale. Comme toute chirurgie esthétique, elle comprend plusieurs étapes. Tout d’abord, le chirurgien dessine les nouveaux sourcils, avec le patient, en tenant compte de la forme du visage, de la symétrie et de la direction de la pousse. Ensuite, il applique l’anesthésie locale dans la zone donneuse et dans la zone receveuse, de telle sorte que l’ensemble de la procédure soit pratiquement indolore.
Généralement, les chirurgiens utilisent la technique d’extraction unitaire folliculaire (FUE), parce qu’elle laisse des cicatrices moins visibles que la technique de bandelette (FUT) : le chirurgien prélève les follicules un à un dans la zone donneuse, le cuir chevelu, et les implante poil à poil dans la zone du sourcil, avec de très fines incisions. Les greffons sont placés en respectant l’angle très plat et la direction propres aux sourcils. L’article sur le rasage avant une greffe capillaire explique une étape de préparation de la zone donneuse. Le patient rentre le jour même, avec des consignes de protection des greffons.
Quels résultats attendre d’une greffe de sourcils et quelle est sa durée de repousse ?
Dans les jours qui suivent, de petites croûtes se forment autour des greffons et tombent en une à deux semaines. Les poils greffés tombent en général dans les deux à quatre semaines, puis les follicules repartent : une repousse progressive apparaît à partir du troisième mois, avec un résultat bien visible à six mois et définitif à neuf à douze mois. Cette chute transitoire est normale, comme l’explique l’article sur la chute des cheveux après une greffe. L’article sur l’efficacité des méthodes de greffe de cheveux compare les techniques. La proportion de greffons qui prennent est en général élevée, avec de bons résultats entre des mains expérimentées, sans garantie.
Les poils greffés conservent les caractéristiques de la zone donneuse : ils poussent comme des cheveux, plus longs et parfois plus épais, qu’il faut couper régulièrement, parfois tous les quinze jours à un mois, et ils peuvent frisotter ou être plus clairs que les poils d’origine. Il faut accepter cet entretien. L’aspect est naturel si le dessin, la direction et la densité sont bien choisis. Une greffe de sourcils ne peut pas rendre la mobilité ni l’épaisseur parfaite de poils d’origine, et une retouche est parfois nécessaire à un an. Le résultat dépend de la qualité du cuir chevelu donneur.
Existe-t-il une greffe de cils et pour quels cas est-elle envisagée ?
La greffe de cils est une intervention très spécialisée et rare, réservée à des cas précis : cils détruits par une brûlure, un traumatisme ou une chirurgie, cicatrices de la paupière, séquelles d’une maladie. Elle consiste à prélever de petits poils, sur le cuir chevelu ou sur les sourcils, et à les implanter un par un dans le bord de la paupière, avec des instruments très fins. Elle est techniquement délicate, car la zone est étroite, le bord de la paupière très fin et les cils courts, et le poil greffé, qui pousse comme un cheveu, doit être coupé régulièrement et peut se courber de façon irrégulière.
Les résultats sont variables, avec un taux de prise inférieur à celui des sourcils, et la procédure n’est pas recommandée pour une simple envie d’avoir des cils plus longs. Pour la plupart des personnes, des solutions plus simples sont préférables : traitement d’une blépharite, arrêt des extensions, maquillage, sérum sur prescription médicale, rehaussement des cils. Une consultation avec un ophtalmologue ou un chirurgien des paupières, comme ceux de la page sur la blépharoplastie, oriente vers la solution adaptée.
Quels sont les risques et les effets secondaires des traitements de l’alopécie des sourcils ?
Les traitements médicaux ont leurs effets secondaires : irritation et amincissement de la peau avec les dermocorticoïdes et les infiltrations, effets des immunosuppresseurs et des nouveaux médicaments de la pelade, à surveiller avec le médecin. Le minoxidil local peut irriter la zone, et sa repousse s’arrête à l’arrêt. La dermopigmentation expose aux infections, aux allergies, aux changements de couleur et à une cicatrisation inégale. Les produits de repousse non contrôlés peuvent contenir des substances non déclarées.
La greffe de sourcils comporte les risques d’un acte chirurgical mineur : infection, saignement, croûtes, folliculites, cicatrices de la zone donneuse, résultats irréguliers, poils qui s’orientent mal, absence de repousse de certains greffons, et, rarement, une perte transitoire des poils voisins. Une greffe réalisée sur une maladie active peut échouer, et une dermopigmentation préalable peut compliquer le résultat. Un diagnostic préalable, un praticien expérimenté et le respect des consignes limitent ces risques. Signalez toute rougeur qui s’étend, douleur, fièvre ou écoulement.
Combien coûte une greffe de sourcils et les traitements sont-ils remboursés ?
Le prix d’une greffe de sourcils dépend du nombre de greffons, de la technique, de l’expérience de l’équipe, de la clinique et du suivi. Seul un devis écrit, établi après examen, donne un montant fiable, que l’on demande via le devis express. Comparez les devis à technique et prestations équivalentes, vérifiez le nombre de greffons prévus, l’expérience du chirurgien, les photographies de résultats à douze mois, et ne versez pas la totalité du prix avant d’avoir un devis détaillé et signé. La page À propos d’Aram Clinic présente la structure.
La consultation dermatologique, le bilan sanguin et le traitement médical d’une cause (thyroïde, infection, dermatite, pelade) sont pris en charge selon les règles habituelles de l’Assurance Maladie, avec des conditions particulières pour les médicaments les plus récents. La greffe de sourcils, le microblading et la dermopigmentation sont en général considérés comme esthétiques et ne sont pas remboursés, y compris à l’étranger. Dans certaines situations (séquelles de brûlure ou de traumatisme, reconstruction après un cancer), une prise en charge est parfois possible, après accord préalable. Certains centres de cancérologie proposent des soins de support pour les sourcils et cils après une chimiothérapie.
Quelles questions poser avant de décider d’une greffe de sourcils ou d’un traitement ?
- Quelle est la cause de ma perte de sourcils ou de cils : pelade, thyroïde, dermatite, épilation, cicatrice, autre.
- Ma perte peut-elle repousser seule ou avec un traitement : et dans quel délai raisonnable.
- Ma maladie est-elle stabilisée : et depuis combien de temps.
- La greffe est-elle indiquée maintenant : ou faut-il attendre ou traiter d’abord.
- Quel nombre de greffons et quel résultat réaliste : sur des cas comparables au mien.
- Quel entretien du poil greffé : coupe, direction, retouche éventuelle.
- Quel suivi après le traitement : contact, contrôles, relais dans mon pays.
L’article sur le choix du chirurgien esthétique propose des repères généraux. Un second avis est légitime, et un délai de réflexion est recommandé. Un praticien qui promet une repousse garantie sans diagnostic, ou qui vous presse de décider, n’est pas un bon choix.
Aram Clinic présente la greffe de sourcils, la greffe de barbe et la greffe de cheveux. Le choix dépend de la cause de la perte de poils, de sa stabilité et de la zone donneuse disponible, après diagnostic, avec un devis écrit.
Sources officielles à consulter
Les informations de cette page s’appuient sur les organismes ci-dessous. Les recommandations et les conditions de prise en charge évoluent : consultez toujours la version en vigueur.
- Société française de dermatologie (SFD) : sfdermato.org : pelade, alopécies cicatricielles, maladies de la peau.
- American Academy of Dermatology : aad.org : informations aux patients sur l’alopécie areata.
- ISHRS : ishrs.org : société internationale de restauration capillaire.
- Société française d’ophtalmologie (SFO) : sfo.asso.fr : blépharites, soins des paupières et des cils.
- HAS : has-sante.fr : information des patients et consentement éclairé.
- ANSM : ansm.sante.fr : sécurité des médicaments, des cosmétiques et des produits de dermopigmentation.
- Assurance Maladie : ameli.fr : prise en charge des consultations et des traitements dermatologiques.
Alopécie des sourcils et des cils : chercher la cause pour savoir si la perte est réversible
Perdre ses sourcils ou ses cils n’a pas une seule explication : pelade auto-immune, thyroïde, carence, dermatite, stress ou effluvium, épilation excessive, chimiothérapie, vieillissement, cicatrice ou alopécie cicatricielle. Beaucoup de ces causes sont réversibles lorsqu’elles sont traitées, et les poils repoussent alors en trois à six mois ; d’autres détruisent le follicule, et la perte est définitive. Entre les deux, le maquillage et la dermopigmentation masquent, et la greffe de sourcils, la solution durable, n’est indiquée qu’une fois la cause traitée et la maladie stabilisée, avec des poils qui demandent un entretien.
Avant de décider, faites diagnostiquer la cause, demandez si la perte peut repousser, quel bilan est nécessaire, si la greffe est indiquée maintenant, et un devis écrit. Si vous souhaitez un avis, l’équipe d’Aram Clinic peut étudier votre situation à partir de photographies de face et de trois quarts, et vous orienter vers la solution adaptée.
Choisissez la Tunisie ou la Turquie pour traiter ce défaut esthétique
Les deux destinations sont accompagnées par Aram Clinic, de la première consultation au suivi après le retour. Le bon choix dépend de votre projet, de votre calendrier et de ce qui compte le plus pour vous.
- Équipes francophones et échanges simplifiés
- Vol court depuis la France, d’environ deux à trois heures
- Séjours de soins et de convalescence organisés
- Devis personnalisé après examen de vos photographies
- Grands centres médicaux internationaux, notamment à Istanbul
- Large choix de techniques et de spécialistes
- Vols directs fréquents depuis de nombreuses villes
- Devis personnalisé après examen de vos photographies
Un conseil médical personnalisé vous sera proposé avant tout engagement ; comparez toujours les devis à prestations équivalentes.
+44 20 7903 7116


